Un petit tour à Tiohtiá:ke

J’ai profité du calme de la fin août pour m’inscrire sur le site de Babelio. Délectation de musarder de critique en critique et de découvrir des listes d’ouvrages, à la recherche d’idées de lecture.

Je me suis inscrite pour recevoir le dernier ouvrage d’un auteur canadien autochtone, Tiohtiá:ke de Michel Jean. Le titre est le nom Mowak de Montréal. On y suit un jeune Innu, Elie, qui débarque à Montréal après dix ans de prison. Il a assassiné son père. La peine de sa communauté est sans appel, il en est désormais banni.

Il découvre la ville, le bruit incessant, l’insécurité de la rue, l’errance des jours.

Mais il rencontre une communauté hétéroclite d’autochtones qui vivent en marge de la société blanche dominante. Il y trouve une certaine solidarité. Petit à petit, il se construit une sorte de famille de cœur et se bâtit une nouvelle vie.

Il y est question de transmission, ou plutôt de rupture de transmission avec l’envoi des enfants autochtones dans des pensionnats dont le but était avant tout de les couper de leur culture traditionnelle. L’alcool, la drogue et la violence ravagent les hommes et les femmes désœuvré.es des « territoires ».

A travers l’histoire d’Élie, Michel Jean aborde un monde inconnu pour la plupart des Québécois et encore plus pour une Française comme moi. Lors de la rencontre organisée par Babelio à Paris, une lectrice expliquait avoir vécu vingt-cinq ans à Montréal sans jamais avoir remarqué ces Autochtones dont Michel Jean raconte la vie dans les parcs et les rues de la ville. L’auteur a levé les bras dans un geste d’impuissance. Tout était dit.

Intéressant de l’écouter raconter sa vision de la société canadienne. Lui-même est d’origine innu. Déplacement du point de vue. Prise de conscience.

Une plongée dans un monde inconnu, dur et violent où le retour en arrière n’est pas possible. Lors de la rencontre, Michel Jean explique que les communautés autochtones du Canada ont vécu la fin du monde. Leur monde a été totalement détruit. « Nous sommes des sociétés post-apocalyptiques ». Comment vit-on après ça ?

L’écrivain, également journaliste, amène beaucoup de lumière dans son tableau. Et une très belle humanité. Peut-être parce qu’il y’a mis un peu de lui (notamment dans le personnage de Lizbeth). Aussi parce qu’il a passé des heures à observer ces gens dont sont inspirés ses personnages. Et qu’il leur porte une réelle affection et un profond respect.

La langue qu’il emploie pour raconter leur histoire est la leur. Simple. Sans fioriture. Pratique. Un peu déconcertant au départ, on se laisse finalement embarquer.

  • Michel Jean, Tiohtiá:ke, Seuil, Voix autochtones, 2023, 224 p.

Brume matinale

8h du matin. Un dimanche au parc de Sceaux. Fin d’été. Les feuilles mortes craquent sous les roues de mon vélo. Seul.es quelques coureur.euses animent les allées dans la fraîcheur des platanes. En arrivant aux loges des artistes de la compagnie XY, mon regard est happé par la brume vaporeuse qui habille la grande plaine où aura lieu le spectacle. Le soleil matinal diffuse un atmosphère moelleuse dans laquelle se noient les installations du théâtre.

Dans mon dos, soudain, un bruissement, un froissement. Deux écureuils se poursuivent bruyamment dans un grand Séquoia. Leurs fourrures rousses tournent autour du tronc puis disparaissent dans les hautes branches.

Saisir l’émerveillement.

Quelques minutes plus tard, la brume sera dissipée. Les techniciens termineront les installations. Les premiers spectateurs arriveront pour profiter du spectacle offert par les vingt-quatre acrobates, peaux bronzées, corps musclés, costumes noirs. Une Nuée acrobatique qui traversera la grande plaine en figures silencieuses avant d’attiser la scène sur les rythmes baroques de Rameau et Lully puis de s’approprier le gué traversant le canal dans d’amples éclaboussures. Cavalcades scandées de voltiges virtuoses, tableaux poétiques au son de l’eau qui gicle.

J’ai trouvé cette vidéo pour vous donner une idée. A imaginer au coeur d’un parc à la française et dans l’eau de son canal.

Chemise rouge

Hier, Hortense avait six ans, était haute comme trois pommes et portait deux couettes. Elle entrait chez les Farfadets avec un polo vert clair. Elle observait le monde avec ses grands yeux noirs, avide d’imiter sa grande sœur, soucieuse de ne pas trop s’éloigner de nous. Le camping, c’était encore les souvenirs de notre tente orange sur une plage sauvage de la mer Noire en Roumanie, le feu sous les étoiles, bercé par le ronronnement des vagues et la guitare de Régis.

Hier Hortense découvrait la toile épaisse des tentes scoutes, les pieds qui dépassent parfois dans l’herbe humide, les petits matins frais, la corvée d’eau, de bois ou de vaisselle.

Aujourd’hui, elle a enfilé une chemise rouge, taille adulte, bardée d’écussons et de badges récoltés au cours de sept belles années de scoutisme. Les Rouges, ce sont les grands qui rient fort, qui se couchent plus tard lors des veillées de groupe, qui chahutent beaucoup, qui portent les plus petits sur leur dos, qui savent monter une tente ou une table à feu les doigts dans le nez (ou presque), mais qui ont le plus de contraintes lors des grands jeux pour laisser une chance aux plus jeunes de gagner.

Aujourd’hui, Hortense n’a qu’une hâte lors du traditionnel week-end de rentrée. Se retrouver avec ses ami.es, loin des parents. Les scouts, c’est un moment à elle. Les chefs, pour la plupart, elle les connaît déjà. Ils ont grandi ensemble. Beaucoup de respect, énormément de complicité. La caravane (le nom de l’unité) n’a rien d’un mystère non plus. Les Rouges, c’est un passage important vers l’âge adulte. Ici, on n’est plus chez les petits.

Au week-end de rentrée, les anciens de chaque unité accueillent les nouveaux avec un rite de passage. Cette année, les anciens Rouges étaient assis les uns derrière les autres. Les nouveaux Pionniers et les nouvelles Caravelles se jetaient sur leurs compagnons, portés par une vague de bras levés jusqu’à la fin de la file.

Il est question de confiance, d’entraide, de force du groupe, de bienveillance et de connivence. Ça se charrie gentiment, ça s’accueille chaleureusement.

Nous nous sommes éclipsés discrètement avec les autres parents.

Que sera, sera

Ultime soir de canicule. Je sors de mon troisième et dernier train. Dans quelques mètres je serai à la maison. Le ciel enflamme les nuages qui moutonnent paisiblement. Le doré vire à l’orange puis au rose. La lumière chaude lutte contre la pénombre qui avale déjà les rues.

Olivier, lui, vient d’arriver en Espagne. Les filles ont préparé leur dîner. Quand je pousse la porte, elles dansent ensemble devant le ventilateur. La chaleur est encore lourde. Leurs sourires m’accueillent.

La rentrée rétrécit le temps, bouscule les heures, consomme les minutes. Elles, elles dégustent la fin de l’été entre sœurs. Petits bonheurs sans les parents. Moment suspendu avant de replonger dans les cours.

Au milieu de la nuit, la pluie tambourine sur le toit. Grosses gouttes, lourdes comme ces années qui marquent la fin de deux cycles importants. Le collège pour l’une. Le lycée pour l’autre.

Que sera, sera…

Qu’il est bon de leur faire confiance et de les voir grandir, malgré les orages.

Du vide et du plein

Qu’il est bon de voir arriver le week-end. Surtout quand rien n’est prévu. Le temps se détend, s’allonge, les minutes se prélassent. Alors on se dit que ce serait sympa de voir une amie, de discuter avec un copain, de partager un café, un goûter, un verre de vin. Et le temps s’entortille en rencontres heureuses, en discussions légères. Une discussion s’amorce sur un trottoir ou dans une boutique. On échange des nouvelles. Les enfants qui grandissent. La rentrée qui semble déjà loin.

Le week-end se termine trop vite. Plein de tout ce vide que l’on a garni des autres. De ceux qui nous font du bien. De ces sourires tranquilles. De ces mots bienveillants. Comme autant de confettis joyeux. Des bulles de savons dans un ciel d’été.

C’est beau, paisible et réconfortant. Assez en tout cas, pour avoir envie d’en garder une trace.

L’heure du goûter, pour le plaisir

Les pinceaux prennent la poussière dans les pots en verre. Les feuilles de papier accueillent quelques toiles d’araignées. Sous l’escalier, des toiles se fossilisent alors que les tubes de peinture sédimentent dans un panier. Je n’ai rien peint depuis plus d’un an.

Toujours quelque chose d’autre à faire. Plus urgent. Plus utile. Plus opportun.

Toujours un prétexte pour ne pas toucher mes couleurs. Trop de désordre dans l’atelier (la pièce me sert de dépôt pour tout ce qui me dérange ailleurs). Trop d’idées noires qui bouchent le ciel de mes envies. Et, à quoi bon, de toute façon, dans une heure il faudra préparer le dîner.

Il n’y a pas pire frein que celui que l’on crée soi-même. Pas le moral ? Je me plonge dans un livre, un film ou une série. Je me réfugie dans les histoires des autres. L’effervescence de la rentrée me donne envie de me blottir dans une coquille insonorisée, ou m’enfuir dans les mondes parallèles de ceux qui savent raconter des histoires.

Une soirée à remplir les formulaires. Confirmer les noms, adresse et numéros de téléphones, réécrire les dates de vaccins. Une matinée à dépouiller tête et draps (aux scouts on partage tout), commander les cahiers d’exercices, couvrir les livres, acheter les derniers cahiers.

Et puis, une éclaircie. Un moment de presque vide, un flottement et ce besoin, intense, de créer, de quitter l’envie pour le concret. Je n’ai pas d’idée en tête. Je prends un carnet et un crayon. Mes crobars m’encouragent.

J’étale les couleurs primaires et un peu de blanc sur un palette. Une feuille de papier suffira pour cette reprise. Je retrouve les gestes. Le plaisir.

Reste maintenant à continuer. Ne pas s’arrêter. Sans autre enjeu que le calme de l’esprit. Comme lorsque j’écris la Tasse de Thé. S’autoriser à créer, à son échelle, dans un entresol encombré (mais qui a l’avantage de rester frais même en pleine canicule tardive). Juste pour le plaisir.

L’heure du goûter, acrylique sur papier

La photo de rentrée

Il est loin le temps où elles partaient côte-à-côte, leurs gros cartables sur le dos, la grande et la petite, oscillant entre l’excitation de retrouver les ami.es et la crainte de l’inconnu que recèle chaque nouvelle année scolaire. Je les prenais en photo devant la maison. Parfois, Olivier pouvait faire un bout de chemin avec nous. J’ai une très belle image de cet immense papa accompagnant notre petite Eglantine sur le chemin de sa rentrée en sixième.

Ce matin, Eglantine a coiffé son casque, sorti son vélo du garage et glissé son sac dans la sacoche. Pantalon fluide à motifs bleu et blanc, blouse bleu marine sans manche et grosse ceinture de paille, elle est désormais majeure et n’a plus besoin qu’on lui tienne la main.

Hortense, elle, commençait les cours cet après-midi seulement. Je partais aujourd’hui dans le sud-ouest, alors elle a déjeuné chez une amie. Elle a choisi ses vêtements avec soin. Un jean et une blouse bleue et blanche aux larges manches fluides fermées sur le dessus par une série de nœuds. Les mèches rouges qui encadrent son visage depuis le début des vacances se sont estompées dans de doux reflets cuivrés. Elle a rempli son sac du matériel de base. Le même chaque année. A peine si nous complétons la trousse avec un nouveau surligneur.

Je les ai prises en photo. Pourtant, je n’aime pas ces pauses forcées à un moment où elles ont hâte de partir retrouver leurs camarades de classe. L’envie de me souvenir de ces dernières rentrées ? La fin du bac pour Eglantine, la fin du collège pour Hortense. Moments de nostalgie devant ces deux grandes et belles jeunes filles qui construisent leur vie délicatement, artistiquement, scientifiquement, joyeusement, facétieusement, concrètement et avec une richesse d’esprit qui fait rêver.

Prendre son propre départ

Satanés moustiques

Personne n’aime les moustiques., n’est-ce pas ?

Ce lundi, ma photo est un tableau de chasse.

Pour la deuxième année consécutive, notre jardin, notre rue, notre quartier sont envahis de ces petites bêtes au désagrément inversement proportionnel à leur taille.

Ce tableau de chasse est celui d’Olivier un jour de juillet. Sept moustiques. En moins d’une heure si mes souvenirs sont bons.

Depuis, nous avons investi dans une raquette électrique. La meilleure à ce jeu-là, c’est Eglantine. Elle manie la raquette toute en délicatesse, dans de grands mouvements amples quand, soudain, un crépitement annonce la mort violente d’un moustique.

Nous avons découvert hier, une vidéo publiée sur YouTube par Le Parisien sur l’invasion de moustiques dans notre ville. Une pétition appelle la municipalité à l’action. J’ai du mal à voir ce que le maire peut faire contre les moustiques. J’ai envie de croire qu’une action providentielle puisse chasser ces bestioles détestables. Je rêve d’un miracle qui les ferait disparaître.

Mais je pense que je vais compter encore quelques temps sur nos chasseurs à mains nus ou à raquette et me contenter d’apprécier les baisses de températures pour voir diminuer la population des moustiques.

Satanés moustiques

La lettre phare

Voilà une semaine qu’Hortense est partie en camp dans le sud-ouest. Chaque jour, je regarde la météo. J’avais chaud pour elle quand les prévisions tutoyaient les 40°. Je me raccrochais alors au vieil adage, « pas de nouvelle, bonne nouvelle ». J’avais raison puisque les chefs ont envoyé un message en fin de semaine pour rassurer les parents. Ils ont des arbres et avaient prévu des activités adaptées aux fortes chaleurs. Tout va bien

Nous n’avons plus l’habitude de ne pas avoir de nouvelles. Le moindre séjour dispose désormais d’un site sécurisé où découvrir les photos de la journée. Hortense, elle, est experte en l’art de ne pas apparaître sur les clichés. Lors de sa semaine de plongée à l’UCPA, on aurait pu croire qu’elle n’y avait jamais mis les pieds.

C’est devenu un jeu entre Olivier, Eglantine et moi. Où est Hortense ?

On la distingue parfois grâce à un vêtement. La plupart du temps, elle est invisible.

Et ravie de passer sous le radar des parents.

Les scouts sont un refuge. Pas de photos, pas de message (ou presque) pendant deux semaines. Hortense se retrouve dans sa bulle sous tente, éclairée de veillées joyeuses. Aux oubliettes les parents.

Elle n’emporte même pas une enveloppe et un timbre pour nous écrire pendant son séjour. Ils revenaient toujours froissés au fond du sac, exhalant une odeur de feu de bois.

Quand elle était plus jeune, je lui envoyais une carte postale chaque jour. Une année en primaire, elle était en classe transplantée dans les Alpes. Je lui avais même écris une histoire dont je postais chaque jour un chapitre. A son retour, elle ne l’avait pas lue.

Alors la tentation est forte de ne pas écrire. Mais les parents ne sont-ils pas là pour assurer une permanence, quoi qu’en pensent les enfants ? Un peu sur le modèle de cette histoire que je lisais aux filles quand elle étaient petites. Une maman renard rassure son petit à chaque page. Elle l’aime malgré les bêtises les plus énormes qu’il peut inventer.

Alors je continue d’écrire à Hortense quand elle part en camp. Une lettre par semaine. Pour lui montrer qu’on pense à elle, même si elle ne donne pas de nouvelles, même si elle est avec ses amis, même si grandir l’éloigne de nous.

Comme un phare dans la nuit, qui veille, qui indique une présence là-bas au loin, un point vers lequel se tourner en cas de problème.

Rien de spécial mais du bonheur dans l’air

La canicule s’est enfin échouée dans une fraîcheur nouvelle. On respire mieux. Le ventilateur est éteint. On ne guette plus le moindre courant d’air entre deux fenêtre ouvertes. Les magasins rouvrent petit à petit. Bars et restaurants aussi. Il n’est pas rare de croiser une amie dans la rue. Personne ne court après le temps. Il semble suspendu en attendant la vraie fin de l’été, en septembre, avec la rentrée. Même Olivier termine ses journées à des heures normales.

J’aime ce rythme tranquille, loin des urgences et de l’accumulation des to-do list. J’en profite pour remettre le nez dans l’atelier, trier, ranger, jeter. Faire courir un pinceau sur une feuille de papier. Rien de bien réfléchi, ni de très travaillé. Reprendre seulement mes marques. Retrouver un espace où créer. Pour libérer mon esprit, il me faut aussi dégager mon lieu. Me séparer d’une partie de ce que je garde depuis neuf ans que nous sommes revenus en France. J’avais réussi à tout faire entrer dans mon petit atelier au sous-sol. La conclusion est pourtant évidente aujourd’hui. Ma machine à coudre reste à l’arrêt. J’écris en dilettante et je peins encore moins souvent. Tout le reste de ce matériel qui a fait vibrer mes expatriations prend la poussière.

J’en garde une partie pour avoir la liberté de jouer avec les couleurs et les matières quand j’en ai envie. Ne pas fermer la porte. Mais, petit à petit, je me sépare de ces choses que j’accumule au fil des ans dans l’espoir d’en faire quelque chose. Un jour…

Première étape, ces piles de magazines que je suis persuadée de relire un jour. Je ne les ouvre pas. Je commencerais à les lire et je voudrais encore les garder pour les terminer. Plus tard.

Derrière moi, le chevalet est prêt. Je sens qu’il faut que je m’y remette. Oublier le temps et les soucis dans les couleurs qui se superposent. Ce sera mon défi de la rentrée. Peindre de manière régulière. Quel que soit le résultat.

Je tiens déjà à peu près celui de la nouvelle année avec l’écriture de ce blog. Même si je reste parfois silencieuse un peu trop longtemps, même si j’ai renoncé assez rapidement à écrire tous les jours, la Tasse de Thé a retrouvé sa saveur. Je ne sais toujours pas vraiment ce que je mets dedans. Je n’aime pas en faire la promotion. Elle reste un petit moment privilégié avec ces quelques lecteurs fidèles que je vois passer à travers les statistiques qui s’affichent dès que j’ouvre l’outil de publication. Ou ceux qui me disent, quand je les croise, combien ils aiment ces rendez-vous sans enjeu, ces tasses de thé partagées comme une conversation au coin de la rue.

Ce soir, mes pensées semblent n’avoir ni début ni fin. En réalité, je n’ai rien de spécial à raconter. Si ce n’est une tranquillité fugace que je savoure avec délectation.

Merci à vous de me lire. Sentir votre présence bienveillante me fait beaucoup de bien.

Comme lorsque je marchais dans la rue cet après-midi. Eglantine roulait en skate à côté de moi.

Rien de spécial mais du bonheur dans l’air.

Je partage en conclusion la chanson que j’écoute à l’heure de terminer ma Tasse de Thé du jour, The redwing, de Feist. Douceur de la nuit, rêves et espoirs du soir.