Repos. Tel a été le mot d’ordre du weekend. Pas de course contre la montre pour enchaîner les activités. Pas de soirée, pas de nocturne. Juste un déjeuner chez des amis, un dimanche avec vue sur les toits de Paris, le ciel gris et la pluie. Le regard qui se perd dans le lointain quand soudain la discussion reprend son souffle, traîne dans les pensées de chacun, puis se ranime, se ravive, croisant à nouveaux ses feux d’un bout à l’autre de la table, dans la quiétude chaleureuse d’un appartement parisien.
Auteur : 1tasse2the
Désolée maman, mais là, je lis
Dans notre maison, on trouve du papier partout. Livres, magazines, journaux, BD, dessins, carnets… J’avoue, ça vient un peu (beaucoup ?) de moi. Le papier me rassure. Il m’entoure, bienveillant, gardant les nouvelles jusqu’au moment où je suis prête à les lire. Accueillant mes pensées, fixant les paroles entendues, les moments fugaces.
Mon grand plaisir est de voir que les filles ont attrapé mon virus. Loin de leur faire peur, les livres les accompagnent. Ils se baladent dans la maison, traînent aux pieds de leurs lits, sont oubliés sur le canapé, s’entassent avec les magazines sur la table basse.
Elles attendent d’ailleurs avec impatience l’arrivée de ces derniers. Elles sont abonnées chacune à des magazines différents, mais les échangent malgré la différence d’âge. Petit Oiseau se jette avec délectation sur l’Astrapi de sa cadette. Et Petit Chat dévore goulûment les J’aime Lire Max destinés aux pré-ados.
Petit Chat croque les BD, Petit Oiseau engloutit les romans de fantasy. Leur magasin préféré ? La librairie ! Elles s’y sentent à l’aise et y vont régulièrement toutes seules. Elle est juste au bout de la rue. Et quand je rentre un soir avec Dans la combi de Thomas Pesquet, la dernière BD de Marion Montaigne (l’autrice de Tu mourras moins bête sur Arte), elle est immédiatement confisquée par une petite lectrice gourmande.
Alors ce matin, quand je m’adresse à Petit Chat, elle me répond, plongée dans un magazine :
« Désolée maman, mais là, je lis. »
Bouffée de tendresse…
La mort du livre et de l’écrit ne passera pas par chez nous.

PS (on peut ajouter un post-scriptum à un billet de blog n’est-ce pas ?) : non, le papier ne s’oppose pas au numérique. Nous avons également beaucoup d’écrans à la maison, et tout cela cohabite très bien. L’iPad ne tue pas le papier. Les dessins-animés n’enterrent pas les livres. La diversité est notre richesse.
Paysages intérieurs
Place d’Italie sous la pluie. Théâtre 13eme Art dans le centre commercial. Une sortie en famille, un spectacle mélangeant danse et marionnettes. Quelques images glanées sur internet et des critiques enthousiastes avaient titillées mon envie de découverte, à partager avec mon Happy Family. Paysages intérieurs, de Philippe Gentry.

Pour moi, une porte ouverte sur l’imaginaire, une vie symbolique, entre rêves et cauchemars, entre peurs et désirs. A la recherche de soi dans un temps suspendu, sa jeunesse, son adolescence, sa part de féminité, de masculinité, l’attirance sexuelle, l’amour, le rapport aux autres et à soi, la violence, la guerre, l’identité…
Mais pour Grand Arbre et Petit Oiseau, un spectacle hermétique. Une succession de scènes sans discernement, sans but et sans plaisir. Où même la volupté et la magie de la mise en scène ne lèvent pas l’incompréhension et la lassitude. Oui, disons-le clairement, ils se sont copieusement emmerdés.
Petit Chat, elle, avait gagné mes genoux et tentaient au creux de mon oreille d’obtenir un semblant d’explication. J’ai pu partager un peu de mes sentiments, lui exprimer ce que je voyais. Termes laconiques chuchotés rapidement. Aussi compliqué que de raconter un rêve alors que déjà il s’évapore.
Pour moi, il suffisait de se laissait porter par les illusions, les images et les couleurs. La rêverie quoi.
« Moi, maman, j’ai trouvé que c’était plutôt un cauchemar… »
Debrief dans le métro au retour. Non décidément, ils n’avaient pas vu la même chose que moi. Ah si, la marionnette au début, c’était drôle.
Mais le meilleur souvenir des filles restera ce jeune homme avec un gros casque sur les oreilles sur la partie aérienne de la ligne 6 direction Nation. Il chantait à tue-tête un tube de Michel Berger :
« Si tu crois un jour que tu m’aimes
Si un jour tu as de la peine
…
La la la la la la
Pense à moi »
Peut-être qu’avec la musique dans les oreilles ça sonnait juste. Pour nous c’était assez dissonant. Mais les sourires des gens dans la rame, plus que moqueurs, étaient bienveillants, envers celui qui oubliait le monde autour de lui pour chanter comme sous sa douche.
Pour le coup, lui, il était à fond dans ses paysages intérieurs !
Une feel-good Normandie sur fond de drame social
Philippe Le Guay est venu spécialement au Select présenter son dernier film Normandie Nue. La bande annonce promettait un bon moment de divertissement. Tout un village normand à poil, allaient-ils vraiment oser ?
Le pitch
Dans le village du Mêle sur Sarthe, le vegan n’est pas au goût du jour. Les éleveurs sont pris à la gorge par les prix de la viande, toujours plus bas. Le maire (François Cluzet) se bat pour sensibiliser la France et son gouvernement aux difficultés de ses administrés.
Quand un célèbre photographe propose de faire poser le village nu, il y voit une façon de faire un buzz médiatique. Mais il va devoir convaincre !

On rit bien
Ne soyons pas bégueules, on rit bien avec Normandie Nue. La photo est l’occasion de révéler les vieilles querelles, les belles amitiés et les petites lâchetés ordinaires.
François Cluzet est fabuleux en meneur d’hommes, impliqué mais simple et généreux.
Toby Jones, le photographe américain, est complètement perché. Il ne voit rien d’autre que le concept de sa photo, passant à côté des gens. S’il veut les mettre nus, ce n’est que physiquement. Il ne fait preuve d’aucune psychologie. Il ne voit que son art.
Et Grégory Gadebois donne du corps au boucher maladivement jaloux.
Mais…
Ben oui, il y a un mais. Car au-delà du rire, il ne ressort pas grand-chose du film. Du sort des villageois on ne saura rien. Le drame social ne sert finalement que de trame de fond.
Les méchants Allemands et les affreux Roumains sont seuls désignés coupables de cette situation. Car il faut bien un coupable, tout désigné dans cet autre lointain et mal connu.
Le Parisien fraîchement installé dans son trip « Retour à la terre » n’apporte rien. On se demande même ce qu’il peut bien faire là.
Peut-être à faire le pendant au jeune du pays parti à Paris, mais qui décide finalement de revenir. Et de rester. Alors que le Parisien en mal de béton s’envolera finalement en hélicoptère.
Mais comment ne pas penser alors à La ballade des gens qui sont nés quelque part de Brassens.
« C’est vrai qu’ils sont plaisants, tous ces petits villages,
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages,
Ils n’ont qu’un seul point faible et c’est d’être habités.
Et c’est d’être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts, »
Alors, faut-il se mettre nus pour faire parler de soi ?
Avec Normandie Nue, passé l’instant qui fait rire, il ne reste pas grand chose qu’un arrière-goût de chauvinisme basique. Pourtant l’idée de départ était plutôt alléchante : traiter du sort des agriculteurs. Ceux qui nous nourrissent encore et toujours, à l’heure du 2.0. Alors qu’on paye une fortune pour un téléphone mais où la nourriture doit être toujours moins chère.
Une très belle Normandie !
A défaut de rester dans les mémoires et de lancer une réflexion, le film de Philippe Le Guay présente une très belle Normandie. Et puis, un feel-good movie, finalement, on ne va pas le voir pour se prendre la tête…
En cuisine pour le 4H
Alors que je pousse le portail de la maison, Petit Oiseau déboule derrière moi, juchée sur sa trottinette. Elle est allée chercher des œufs. Car sa sœur et elles ont pris possession de la cuisine pour un goûter fait maison.
Tout le plan de travail est occupé. De nombreux bols et saladiers sont sortis. Le pot de sucre est ouvert. Ses grains se mêlent à la poudre de la farine ici et là. Petit Chat manie le fouet d’une main ferme. A côté d’elle, Petit Oiseau travaille sa pâte sablée.
Elles sont heureuses. Elles partagent leurs rires, s’entraident et s’appliquent. D’elles, je ne vois que leurs dos affairés. Je donne un coup demain pour retirer les derniers grumeaux.
Dessert, petit-déjeuner et goûter du lendemain, nous sommes parés.
Vive le 4H en cuisine !

Ar-men, fantômes de la mer
Ar-men.
Presqu’une formule magique. Ou un personnage de légende. Et en quelque sorte, on n’en est pas très loin. Ar-men est le premier phare en mer jamais construit. Le dessinateur breton Emmanuel Lepage prend pour la première fois son pays natal comme décor. On sort de la lecture d’Ar-men avec des embruns dans les cheveux.
La bande-dessinée se fait fresque. Aussi bien par les couleurs que par le récit. Ou plutôt les récits. Car plusieurs époques s’imbriquent. Des légendes aussi. Chacune a son propre univers graphique. Et ses propres fantômes, ceux qui poursuivent les hommes la nuit, ceux qui nourrissent les mythes, ceux qui tiennent chaud lors des longues journées de gardiens coupés du monde quand le phare affronte la tempête, ceux qui comblent les solitudes.

Emmanuel Lepage aurait pu se noyer sous la tâche. Quel défi de faire revivre le quotidien de ce phare avant qu’il ne soit automatisé, tout en retraçant son histoire, sans se perdre dans le documentarisme. Notamment concernant la construction sur une roche balayée par les vagues qui n’affleurait qu’aux grandes marées. Elle aura nécessité plusieurs années et plusieurs ingénieurs.
On s’attache à tous les personnages, dont le principal, Ar-men, fantôme au milieu de la mer, qui attire les solitudes des regards perdus sur le lointain.
L’enfer des enfers est le surnom que lui ont donné les hommes. Concentré d’espoirs, de peurs, et défis entre l’homme et la nature.
Mon premier foie gras
Cette année, j’ai décidé de faire mon foie gras. Les recettes sont nombreuses, et chacun a un peu sa technique. Moi j’ai choisi de suivre celle de mon Thermomix. Mais, pour cette fois, je ne suis pas certaine que l’appareil ait une réelle valeur ajoutée, puisqu’il ne sert que de cuit-vapeur.
J’ai pris un foie gras déveiné surgelé chez Picard. Oui, c’est sûr, avec un bon foie gras de producteur, ce doit être encore meilleur. Mais je n’avais ni le temps, ni l’envie d’en chercher. Et puis Picard, c’est à 10 minutes à pied de chez moi.
Je laisse décongeler le foie gras. Quand il a retrouvé sa souplesse, je verse deux cuillères à soupe de cognac d’un côté. J’ajoute du sel, du poivre et des épices à pain d’épice. Je laisse mariner pendant une demi-heure. Puis je retourne le foie gras. Et je fais la même chose de l’autre côté.
J’enroule ensuite le foie gras dans une première feuille de cellophane de cuisine. Puis une deuxième. Et ainsi de suite jusqu’à la quatrième et dernière feuille. A chaque fois, j’en profite pour bien serrer le foie gras et chasser l’air. Puis je ferme les extrémités.
Mon foie gras ainsi emmailloté ressemble à un crackers de Noël. Je verse de l’eau dans le bol du Thermomix et place mon foie gras dans le Varoma. Je le cuis ensuite 12 minutes, sur Varoma, à vitesse 2.
C’est là que, pour ceux qui n’ont pas de Thermomix, il suffit à mon avis de le faire cuire à la vapeur le même temps. Mais, je n’ai pas testé moi-même.
Ensuite, je retourne le foie gras. Et je le remets à cuire 12 minutes.
Une fois le temps de cuisson écoulé, mon foie gras semble tout mou et presque liquide. C’est la graisse fondue qui donne cette impression. Je renforce maintenant la fermeture des extrémités de ma papillote avec des pinces pour sachet.
Ainsi, je suis certaine que mon foie gras reste bien hermétique quand je le plonge dans le saladier d’eau froide qui va le refroidir. J’y ajoute des glaçons pour encore plus d’efficacité. Mais ça marche aussi très bien sans glaçons, surtout en hiver, quand l’eau du robinet est vraiment très froide…
Au bout de 30 minutes, le foie gras a suffisamment refroidi pour que je le mette au frigo. La recette préconise d’attendre trois jours avant de le manger. Cependant, je m’ysuis prise un peu tard. Et nous l’avons apprécié dans les 24 heures… Succès unanime !
Le foie gras a du goût, il fond en bouche, et se présente en tranches bien rondes puisqu’il a été roulé comme une saucisse. Du beau et du bon. Je recommencerai l’année prochaine !

Pastel émoi
19h, les grandes portes en verre et fer forgé du Petit Palais s’ouvrent pour une visite privée de l’exposition « L’art du pastel, de Degas à Redon ». Rien de mieux pour lutter contre la grisaille hivernale que la matière brute du pastel, capable de faire vibrer les couleurs avec éclat. Pastel émoi, douceur et volupté.
Pour être honnête, l’exposition aurait pu titrer « de Vigée Lebrun à Redon ». Car au-delà du fait que les premières œuvres de l’exposition datent du XVIIIe siècle, ça aurait permis de mettre plus en avant les artistes féminines pourtant bien présentes dans la sélection de pastels du Petit Palais.
D’autant que la première œuvre qui m’a touchée est ce petit portrait de Vigée-Lebrun, La Princesse de Radziwill, que l’on aperçoit dès l’entrée de l’expo. Nous sommes dans le siècle d’or des pastellistes. Les portraits sont aristocratiques. Boucles des coiffures, richesse des tissus, carnation des visages, le pastel permet de rendre l’instantanéité du portrait. Avec plus de 1650 nuances, la couleur se dépose immédiatement sur le papier, sans temps de séchage comme pour la peinture à l’huile.
Avec la Révolution Française, le portrait au pastel tombe en désamour au rythme des têtes couronnées sous la guillotine. Il reste désormais réservé aux bouquets de fleurs peint par les jeunes filles de bonne famille et aux esquisses de peintre. Ce n’est qu’avec le XIXe siècle et la naissance du réalisme que le pastel revient par la grande porte.
Il flatte alors surtout les élites bourgeoises, les fameux mondains, qui veulent se faire tirer le portrait à moindre frais. Pour faire simple, on pourrait dire qu’il est le selfie de l’époque. Se montrer et être vu, dans un halo de douceur et de texture. Instagram n’a rien inventé. Chapeau Huit Reflet, effets de dentelles et de plumes, détails éclatants, les portraits ont un aspect presque photographique.
On arrive là à l’œuvre qui m’a le plus touchée, Sur le Sable de la dune de Pierre Carrier-Belleuse (1896). Une femme nue allongée sur le sable, un ton sur ton presque duveteux, un téton qui attirerait de nos jours les foudres de la censure sur Facebook, petite maille rose lovée dans le nid du bras. Et, enfin, la chevelure noire, dense, dans laquelle s’accroche la lumière, point d’amarre dans le flot de poudre claire. J’étais subjuguée.
Au XIXè, les impressionnistes trouvent dans le pastel le moyen de leurs envies. Ne nécessitant ni eau, ni toile, ni temps de séchage, le pastel leur permet de sortir facilement des ateliers et de transcrire leurs impressions immédiatement sur le papier. Le trait se fait couleur, la couleur se fait trait, la poudre frissonne dans les feuillages.
La seule partie à laquelle j’ai moins adhéré est celle des symbolistes, avec le fameux Redon.
Par contre, quel enthousiasme devant les couleurs en camaïeux d’ocres de Lévy-Dhurmer ! Cet admirateur de Beethoveni a su faire vibrer la musique dans ses harmonieuses saillies de couleurs.
Vous l’avez compris, le pastel, ce n’est pas de la poudre aux yeux !
Carte de France
C’est notre quatrième année en France. Pourtant les filles ne situent toujours pas bien les plus grandes villes sur une carte (et encore moins les petites). A force de voyager en avion ou avec un GPS qui indique toujours la direction droit devant, elles ne se repèrent pas bien.
Je n’ai pris conscience de ce constat qu’à l’automne. Alors pour Noël, Petit Oiseau a reçu en clin d’œil une immense carte de France plastifiée (mais non, elle n’a pas eu que ça !). L’idée était de la dérouler sur le sol, puis de suivre du doigt nos trajets en France.
Ca peut sembler tordu. Et pourtant… Ce soir, elles ont bien joué en cherchant les villes que nous leur nommions. Étalées sur la carte, elles avaient Toulouse sous un pied ou Reims sous un coude. Le voyage les a beaucoup amusées. Mission réussie !

#3, un son au milieu de la nuit
Quand Petit Chat se réveille au milieu de la nuit, il se rendort en quelques minutes avec un gros câlin de maman. Pour moi, c’est une autre histoire. Me voilà donc à feuilleter des magazines pendant que même la lune dort. Un petit encart en bas de page me fait alors découvrir deux jeunes sœurs qui dépoussièrent la musique classique, Camille et Julie Berthollet.

Leur dernier, et troisième, album s’appelle #3. Prononcez « hashtag trois ». On sent déjà deux personnalités qui ont grandi à l’ère du 2.0. Elles vivent dans leur époque. Mais vont piocher leurs morceaux dans tous les styles. Musiques tziganes, grands auteurs classiques comme Schubert ou Brahms, ou encore musiques de films, les titres semblent hétéroclites. Une cohérence joyeuse ressort pourtant de l’ensemble.
Mon casque sur les oreilles, mon iPhone à la main, j’enchaîne les podcasts et les vidéos sur YouTube pour en savoir plus sur ces musiciennes d’à peine 20 ans pour qui la vie semble un grand éclat de rire.
Elles jouent depuis l’âge de 3 et 4 ans. Julie, blonde, cheveux courts, l’aînée, est au violon. Camille, rousse, longue chevelure bouclée, est au violoncelle. Mais elles pratiquent chacune au moins trois instruments. Leur complicité est telle qu’elles n’ont pas besoin de paroles pour se comprendre. Notamment lorsqu’elles jouent ensemble, se cherchant sans cesse du regard.
Pourtant leur proximité n’est pas exclusive. Elles ont su intégrer dans leur duo deux pianistes, dont particulièrement Guillaume Vincent. Elles partagent avec lui la même jubilation face à la musique, faisant courir leurs cordes du jazz, au classique en passant par la musique du film Forest Gump.
Vous avez noté ? Julie, la blonde, n’est plus blonde. Elle a viré au roux pour une harmonie encore plus forte avec sa cadette. Parce qu’en plus de la musique, le look, ça compte pour elles !
