J’aime l’élégance du poireau, ses longues feuilles alanguies, ses racines ébouriffées, ses blancs doux, ses verts tendres.
Je les photographie souvent quand je prépare un repas.
Poésie éphémère de la cuisine.
Photographie en vert et blanc.





J’aime l’élégance du poireau, ses longues feuilles alanguies, ses racines ébouriffées, ses blancs doux, ses verts tendres.
J’aime l’élégance du poireau, ses longues feuilles alanguies, ses racines ébouriffées, ses blancs doux, ses verts tendres.
Je les photographie souvent quand je prépare un repas.
Poésie éphémère de la cuisine.
Photographie en vert et blanc.






J’ai découvert cette semaine une citation de Christian Bobin qui illustre bien ma Tasse de Thé quotidienne.
Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles.
A l’heure de préparer le dîner, je me retrouve face à mon tas de compost qui s’élève de jour en jour. J’ai trop froid pour avoir envie de traverser le jardin pour jeter tout cela dans le grand composteur derrière l’arbre de Judée.
Les épluchures s’accumulent. Les racines de poireaux. Les feuilles de thé infusées. Les fleurs fanées d’un dîner passé.
Mon grand bol en terre cuite noire de Marginea, rapporté de Roumanie lors de notre retour en France, suffit d’ordinaire à contenir quelques jours de déchets compostables. Ces temps-ci, il déborde sur un plateau ramené de Turquie. Rien d’autre qu’un plat rond, avec un bord assez haut, pour préparer normalement de délicieux Su Böregi. Je ne sais pas cuisiner les Su Böregi mais j’adore ce plat.
Ainsi, comme le bout du monde est trop loin, comme le fond de mon jardin a sévèrement refroidi, je trouve aujourd’hui des merveilles au cœur de l’accumulation de mon compost.
L’entrelacement des verts et des blancs, rehaussé de touches noires, les pompons blancs de la gypsophile m’évoquent un jardin enchanté et joyeux, un printemps au cœur de l’hiver, une échappée lumineuse dans la morosité de janvier.
Comme le dit Belinda Cannone dans son livre S’émerveiller qui traîne sur ma table de nuit depuis quatre ans :
L’émerveillement résulte du regard désirant posé sur le monde.
Cette Tasse de Thé est l’expression de mon regard désirant sur le monde. Et sur mon compost.

Centre commercial un vendredi de janvier. Fin d’après-midi. Garer la voiture sur un parking gris au milieu des voitures mouchetées de neige fondue, sales, boueuses.
Fermer la portière et être saisie par le ciel. Quelques nuages aux teintes mauves derrière lesquels transparaît la soleil. La ligne à haute tension qui accompagne l’énergie des derniers rayons. Les silhouettes des arbres qui dansent dans l’ombre, leurs branches tendues vers les nuées, comme les bras de danseurs en transe à la fin d’une fête.
Un ciel de banlieue et c’est tout un monde qui se découvre.

J’ouvre un oeil. Sommeil d’après-midi. Soleil d’hiver qui vient transpercer les feuilles d’une clématite dans le salon.
La lumière fuse, redessinant les feuilles d’un vert translucide, plongeant les fleurs dans l’ombre du contre-jour.
Moment fugace avant que le soleil ne disparaisse derrière les premiers nuages. Grâce éphémère du quotidien.
La pleine lune est envoûtante. Elle aimante et fascine. Diffusant sa lumière blanche sur les nuages moutonnant autour d’elle, le rond éclatant me subjugue.
La photo, prise avec mon téléphone, n’est pas de très bonne qualité. Mais j’espère réussir à partager cette douce magie nocturne .

Hortense et son amie s’emparent des balançoires alors que le collège est fermé ce lundi.

Une journée de vacances en plus. Le collège est fermé ce lundi pour cause de journée pédagogique. Le parc est clairsemé. Quelques lycéens musardent, des lecteurs s’égrainent sur les bancs ensoleillés, Hortense et son amie Camille s’emparent des balançoires.
Leurs ombres vont et viennent sur le sol alors que leurs rires résonnent sur le ciel limpide.
La photo du lundi trouve son inspiration dans une plume tombée dans l’herbe.
Choisir le noir et blanc au lieu du vert lumineux de l’herbe baignée de rosée, les nuances de gris, c’est focaliser l’œil sur la texture de l’herbe et la douceur de la plume. Lignes végétales courbées sous le poids de gouttelettes aériennes. Nid aquatique d’une plume dormant dans le calme d’un matin d’hiver où tout, pourtant, ébruite le printemps. Poésie duveteuse des panaches épars, accrochés aux branches conifères et jonchant les herbages perlés.
La plume naïade distille sa poésie. Harmonie des sous-bois où pépient les premiers oisillons.

Effet miroir des platanes au Parc de Sceaux – Photo du lundi
Froid mordant de l’hiver. Le ciel est bas, gris, terne et monotone. Et ce blog peine toujours à vivre. Et si je reprenais la photo du lundi ? Car, ce ne n’est pas parce que je ne poste pas sur la Tasse de Thé que j’ai arrêté la photo.
J’ai même reçu un super iPhone 12 Pro pour Noël (oui j’ai été SUPER gâtée !) avec lequel je m’amuse beaucoup. Alors, je reprends mes partages de photo ici chaque lundi.
Pour commencer, une photo prise dimanche au Parc de Sceaux dans les allées de platanes dénudés. Il suffit de lever la tête pour se perdre dans des arabesques végétales brusquement rompues par le vide central en large ligne droite.

On m’a expliqué qu’on nomme timidité le phénomène qui empêche les arbres de mélanger leurs houppiers. Chacun respecte le houppier de l’autre et ne développe pas ses branches en direction des autres arbres.
Ici la timidité n’est pas naturelle. Elle est entretenue par les élagueurs qui taillent les houppiers des platanes en cubes réguliers dans un objectif esthétique.
Ce matin, Paris est gris. A la sortie des Halles, Saint-Eustache affronte la pluie, cernée par les doudounes à capuches et les parapluies sombres.
Les pas sont rapides, évitant ces autres avec qui partager le trottoir, sans un regard.
Cet après-midi une lumière éclatante, presque irréelle, vernit les rues parisiennes encore humides.
Mais l’ondée guette et profite des premiers nuages pour rappliquer. Faisant naître un arc-en-ciel qui égaye fugacement le paysage cafardeux d’une grue solitaire de banlieue.
Poésie des petits riens.

Reflets de lumières
Poésie humide la nuit
Les rêves s’envolent
