Alternance des rythmes

Quand Hortense fait une grasse matinée, elle est capable de dormir bien après l’heure du déjeuner. Ainsi, le goûter peut faire office de petit-déjeuner.

Le soir, au contraire, elle est en pleine forme. Quand la nuit est bien installée, elle a envie de papoter, raconte des anecdotes, pose des questions.

Depuis qu’elle a retrouvé son bureau, elle apprécie y faire ses devoirs. Elle les termine souvent le soir, après que nous soyons tous couchés. A l’heure où, à coup sûr, Eglantine dort déjà.

Hier, j’ai terminé d’écrire un texte au milieu de la nuit. Quand je suis montée me coucher, il était deux heures du matin. De la lumière filtrait sous la porte de la chambre d’Hortense. Elle avait oublié de l’éteindre. Enfin, c’est ce que je pensais.

J’ai poussé la porte doucement et découvert Hortense affairée au-dessus d’un cahier sur son bureau.

Elle n’arrivait pas à dormir et avait entrepris d’avancer un devoir de physique pour faire venir le sommeil.

Ce soir, il est 23h quand elle me demande de lui expliquer le mot ambivalence.

Moi, j’ai le yeux qui piquent et les paupières lourdes.

Nous n’avons définitivement pas le même rythme. Mais que j’aime ces moments nocturnes où ma grande ado abandonne ses barrières pour se lover dans une intimité complaisante.

L’étendard rouge de notre 8 mars

8 mars. Journée internationale des droits des femmes.

Dans les journaux, les articles dénoncent, rappellent, chiffrent, s’insurgent. Féminicides, inégalités salariales, violences conjugales, inégalités fiscales, charge mentale…

Et à la maison ?

Ici règnent les femmes. Nous sommes trois sur quatre. Avec Olivier, le seul autre mâle de la maison est Django, notre chat. On le laisse se débrouiller avec Maya, qui s’affirme sans complexe.

Le plus notable, à mon avis, est la place que nous faisons aux règles. Pas les normes de vie, pas les outils de mesure, pas la discipline d’un ordre religieux, pas la règle de trois et autres procédés mathématiques. Non, il s’agit bien des règles menstruelles, menstrues, menstruations, indispositions et autres ragnagnas.

Chez nous, pas d’expression imagée pour parler des règles. A peine si l’on dira « j’ai mal au ventre ». Les règles ne sont pas taboues. Les cycles se succèdent, se suivent et se chevauchent. La poubelle de la salle de bain se remplit à leur rythme. Le sang mensuel n’est pas un secret. Il est rouge, brun, brunâtre. Il coule. Il déborde. Il tâche. Il sent.

L’étendard rouge de notre 8 mars

La fatigue, la douleur, l’irritabilité ou encore l’acné ne sont pas tues.

Les protections périodiques s’achètent par paquets de trois. Pas encore convaincues par celles qui sont réutilisables. La discussion est ouverte.

Régulièrement, Hortense ne peut pas plonger. Parce qu’un tampon, c’est petit, c’est mignon mais c’est surtout hyper intrusif. Je ne me souviens pas de la première fois où j’ai réussi à en introduire un dans mon corps mais je n’en utilise plus depuis de nombreuses années. C’est aussi plein de produits chimiques qu’on n’a pas forcément très envie d’avoir au plus près de ses muqueuses. Reste la cup. Moins chimique mais toujours intrusif. Pas évident à treize ans.

Dans le club d’Hortense, les moniteurs de plongée ne sont que des hommes. Mais je ne cherche pas d’expression imagée, je ne décris pas les symptômes pour expliquer son impossibilité de plonger. Hortense a ses règles. Après-tout, les hommes savent comment fonctionne le corps des femmes. Peut-être un jour Hortense aura-t-elle la chance de discuter avec une plongeuse et qu’elle passera le cap des protections intrusives, seule solution pour plonger sans laisser de trace rougeâtre dans son sillage ou pour être à l’aise avant et après la plongée, lors du voyage en bateau par exemple.

Elle pourra lire aussi le blog de plongée d’Hélène Adam qui aide beaucoup à comprendre les enjeux des règles sur les conditions de plongée des femmes (Lire son article Puis-je plonger quand je suis réglée ?). On oublie le mythe des requins attirés par l’odeur du sang et on se concentre sur des modifications physiologiques qui peuvent poser plus de difficultés aux plongeuses.

Cette liberté de parole autour des règles nous est naturelle. C’est quand on discute avec d’autres personnes que je m’aperçois de la différence. Dans un groupe moins intime que notre cocon familial, on n’annonce pas qu’on est fatiguée par ce qu’on a ses règles. On choisit le pudique « je suis indisposée », « je ne me sens pas très bien ».

J’ai ouvert les yeux grâce à Hortense. Elle, elle n’hésite pas à annoncer la couleur. J’ai vu quelques dents grincer. Pas forcément celles des hommes. Dans notre société, les règles restent sales, inexprimables, invisibles.

En ce 8 mars, disons que c’est notre petite victoire à nous, vivre nos règles sans honte.

Alors que je termine d’écrire ce billet, Arte m’annonce le retour de sa mini-série Libres ! avec de nouveaux épisodes. A regarder absolument, filles ou garçons.

Comme un clin d’œil à mon partage du jour, voici l’épisode Cachez ce sang.

Cœurs apaisés sur pentes blanches

Quatre. Plus le guide, Julien.  Un tout petit groupe pour grimper au sommet du Saint Jacques cet après-midi. Un soleil réjouissant, une neige un peu collante, déjà labourée de nombreuses traces, mais une ascension loin des skieurs. Derrière nous, Belle Plagne au creux des pentes relativement blanches.

Soudain, un sommet qui dépasse au bout du chemin. Une simple protubérance dans la neige ? Non, le Mont Blanc qui se dévoile petit à petit.

Dans le ciel, la lune nous accompagne, des voiles de parapente jettent des reflets lumineux et un couple de rapaces tournoie entre les quelques nuages.

La semaine arrive à sa fin. Eglantine aura skié quelques heures par jour, presque tous les jours. Hortense a enchaîné les pistes noires avec son père. Les muscles tirent sainement, les joues ont roses et les cœurs apaisés.

Belle Plagne dans son nid blanc
Les pentes du Mont Blanc manquent de neige

Pourquoi la Tasse de Thé

Mais maman, pourquoi tu écris ton blog ?

Question d’Hortense hier soir alors que je prenais le temps de publier la nouvelle du mois de février et de changer – encore une fois – la mise en page de la Tasse de Thé.

Parce que ça me fait du bien.

Réponse acceptable bien qu’insatisfaisante. Cette question, je me la pose aussi parfois. Grâce à Hortense, à une insomnie et à Pessoa, j’ai entrepris de développer mon explication.

Écrire, c’est chercher les mots pour exprimer mes sentiments, retranscrire mes sensations, traduire la couleur de mes impressions. Une investigation qui exige de l’observation, de l’attention et de la réflexion. Bref, une mise en perspective de la somme de ces petits évènements qui constituent une existence.

Je remarque qu’effectivement, depuis que j’ai recommencé à alimenter ce blog, je pousse mes pensées plus profondément, curieuse et vigilante à ce que je perçois, à ce que je comprends, à ce que j’ai envie de partager. Loin du bouillonnement quotidien, la Tasse de Thé infuse le temps qui passe, exhalant ensuite des parfums cléments et généreux.

Partager ces réflexions, ces découvertes et ces enthousiasmes avec les lecteur·rice·s – peu nombreux·ses mais tellement fidèles – de la Tasse de Thé offre une dimension plus large que la simple tenue d’un cahier personnel, transformant un drôle de défi personnel – écrire tous les jours une Tasse de Thé – en une relation bienfaisante.

Je pense à la maman d’Olivier qui commence sa journée avec ma Tasse de Thé, à Églantine qui aime découvrir ce que je raconte de nous, et d’elle en particulier, à notre ami et voisin le Père Noël, qui a régulièrement demandé sa Tasse de Thé toutes ces années où elle est restée en jachère, et à ces quelques autres, connus ou inconnus, qui laissent parfois une trace.

Leur regard bienveillant porte mon écriture. L’écriture me structure. Échafaudage à l’armature fragile qui requiert un entretien quotidien mais qui me fait tant de bien. Pour répondre à la question d’Hortense.

Le bonus, ce sont les surprises qu’apportent le flot de mes pensées. Aujourd’hui, j’avais imaginé vous parler du Portugal, de Pessoa et de Mariza. Mais vous verrez demain, où après-demain – bientôt en tout cas – que ce n’est pas si loin du sujet d’aujourd’hui.

La cuisine, c’est comme le dessin

Déjeuner entre filles. Dans le bol du robot pâtissier, la pâte des pains au lait préparée par Eglantine un peu plus tôt est bien gonflée. Sitôt la table libérée, les deux sœurs se mettent à pétrir. Elles forment de petits pâtons en discutant.

Sororité gourmande et guillerette.

Eglantine maîtrise désormais parfaitement sa recette et sa cuisson.

Conclusion d’Hortense :

« La cuisine, c’est comme le dessin. Plus tu pratiques, mieux tu réussis. »

C’est simple comme du bon pain. Quel régal de les voir grandir ensemble, expérimenter et partager !

Une chambre (presque) à soi

Depuis trois ans, Olivier travaille dans la chambre d’Hortense. Les premiers jours du confinement, en mars 2020, il s’était d’abord installé sur le bureau familial, au rez-de-chaussée. Intenable, tant pour lui que pour nous. Alors, la journée, il mettait son ordinateur portable sur le bureau d’Hortense qui, elle, profitait de tout le reste de la maison.

Quand le confinement a été levé, Églantine est entrée à l’hôpital. Olivier a changé de chambre. Pendant un an, il a occupé le bureau d’Églantine. Tout cela était provisoire. Quand même, Olivier a installé un écran plus grand, un clavier, un haut-parleur pour conférence, en répétiteur wifi… Il a tout déménagé dans la chambre d’Hortense quand Églantine est sortie de l’hôpital. Elle passe tellement de temps dans son lit qu’il est impossible de partager son espace.

Trois ans après, le télétravail n’est pas un choix. Deux jours par semaine, Olivier reste donc à la maison pour travailler. Aucun espace n’était prévu pour cela quand nous avons choisi cette petite meulière ouvrière des années 30. Olivier continue donc d’utiliser la cambre d’Hortense. Le télétravail n’est plus une question sanitaire. C’est le moyen pour son employeur de faire des économies.

A nous donc l’électricité, la connexion internet, le chauffage et l’aménagement d’un espace de travail. Et pour le moment, pas d’autre solution que la chambre d’Hortense pour que toute la famille ne profite pas des réunions non-stop d’Olivier. Alors, Hortense n’avait plus de bureau, envahi par l’ordinateur de son père.

Or Hortense est une adolescente qui a désormais envie de se mettre dans sa chambre pour faire ses devoirs, lire, dessiner et regarder des vidéos. Elle me tannait depuis plusieurs mois pour que nous réorganisions sa chambre. En plus, elle a découvert Pinterest et regardait avec envie les jolies chambres aux couleurs douces.

Alors, enfin, pendant cette première semaine de vacances, nous avons tout réorganisé. Un bureau pour Olivier, de nouvelles bibliothèques pour les livres d’Hortense. Elle a viré ses jouets d’enfants qui dormaient dans des meubles blancs, roses et verts, couleurs d’une petite fille heureuse, qui se mariaient mal avec le gros écran noir de son père.

Ensemble, nous avons trié, jeté, donné, dépoussiéré et réaménagé. Plusieurs voyages chez Ikea, des heures de montage – que c’est lourd, un bureau ! Et un résultat parfaitement réjouissant. Hortense était aux anges ce soir. Surtout quand son père, rentré tard d’un dîner avec des collègues coréens, a aussi pris possession de son nouveau bureau. Fauteuils dos-à-dos, chacun a pris possession de son nouveau bureau – pour Hortense, c’était une redécouverte du sien. Echanges complices d’Hortense avec son papa, satisfaction partagée, sentiment d’avoir enfin un véritable endroit à soi, à son image d’adolescente.

Elle a encore plein d’idées de ce qu’elle voudrait faire dans sa chambre. Mais ce soir, elle se dit qu’elle peut attendre. Parce que c’est déjà extra comme ça !

Amitié, amour, affection, partager la Saint Valentin

Mon imprimeur a beaucoup d’humour. Plutôt que de multiplier les cœurs dans sa vitrine à l’occasion de la Saint-Valentin, il a mis à disposition des cartes postales à l’énergie du couple franco-allemand. Ainsi, j’ai trouvé à la caisse du Sac de Graines, un magasin de vrac juste en face de L’Imprimoir, une carte postale de François Mitterrand et Helmut Kohl se tenant par la main ; et une autre de Jacques Chirac et Gerhard Schröder se serrant dans les bras. Peut-être en ai-je raté une autre de Charles de Gaulle et Konrad Adenauer s’élançant l’un vers l’autre en 1963 pour la signature du Traité de l’Elysée.

Une bien belle façon de célébrer les 60 ans du Traité de coopération et d’amitié franco-allemand et de rappeler l’importance de la construction européenne pour une paix durable.

Hortense, elle, avait cuisiné de délicieux moelleux à la noix de coco pour son bel italien. Comme c’était trop bon, elle en a refait ce soir pour toute la famille. Avec des petits cœurs en sucre blanc pour rester dans le thème.

Moi, je vous offre une hellébore en noir et blanc, dont j’aime particulièrement le velouté léger baigné par la douce lumière de l’hiver où viennent s’ébattre les pistils sagement désordonnés.

Parce que l’amour, c’est avant tout un sentiment généreux, un attachement désintéressé, un goût de l’autre qui invite à donner et à partager, la Saint-Valentin peut simplement se vivre comme l’occasion de faire attention aux gens que l’on aime, d’une façon générale.

Hortense l’a bien compris, elle qui a offert à sa sœur un énorme donut gourmand pour la Saint Valentin. Pour qu’Eglantine aussi ait quelqu’un qui pense spécialement à elle. Amour de sœurs.

Ca change des cœurs en chocolat et des roses rouges.

De leur côté, les Français et les Allemands s’affrontent sur les terrains de foot. PSG-Bayern, une autre sorte de couple qui fait de l’œil à l’initiative de mon imprimeur. Ça match pour eux ce soir.

Des blattes aérées

Le matin, pour réveiller Hortense, je mets de la musique et j’ouvre le store de son Velux. Je tâtonne parfois un moment avant de trouver la commande d’ouverture au milieu des carnets et des livres entassés sur le bureau.

Quelle surprise un matin en découvrant deux énormes blattes sur un carnet à croquis. J’ai eu un mouvement de recul immédiat. Puis, retrouvant mes esprits, j’ai remarqué que les bestioles étaient quand même sacrément grosses. Surtout, elles n’avaient esquissé aucun mouvement de fuite.

Alors je me suis souvenu que j’avais acheté ces animaux en plastique pour une décoration d’Halloween, il y a déjà plusieurs années. Hortense avait trouvé amusant de les laisser traîner négligemment sur son bureau.

Quelques jours plus tard, elles sont toujours là. Et j’ai toujours envie de les écrabouiller.

Déblatérer sur des blattes qui prennent l’air sur un dessin, quelle charmante Tasse de Thé !

Un livre sur une île déserte

Moi, maman, si je devais ne prendre qu’un seul livre sur une île déserte, ce serait un dictionnaire, oui, mais alors, celui-ci.

Et Hortense désigne les énormes volumes du Dictionnaire historique de la langue française, d’Alain Rey. Je vous en avais déjà parlé, c’est grâce à lui que j’ai découvert les pannequets.

Un jour, j’avais raconté aux filles l’histoire d’Ingrid Betancourt, prisonnière pendant plus de six ans dans la jungle amazonienne et à qui les FARC avait accordé le droit d’avoir un livre. Un seul livre comme unique compagnie intime pendant six années douloureuses. Elle avait choisi un dictionnaire. A l’époque de sa libération, j’avais lu cette information dans un portrait d’elle. Quelques mots noyés dans le flot d’une interview fleuve. J’avais trouvé l’idée fabuleuse.

Hortense, elle aussi, avait dû être marquée par ce choix puisqu’elle s’en rappelait encore hier, bien longtemps après avoir écouté cette histoire.

J’ai découvert aujourd’hui qu’une nouvelle édition du dictionnaire d’Alain Rey vient de paraître. Pas n’importe laquelle, il s’agit de l’ultime. Alain Rey est mort en 2020, à l’âge de 92 ans. Il travaillait encore, annotant, recherchant, expliquant. Éternel pédagogue et amoureux de la langue française.

Le couverture de cette ultime édition est différente de celle que nous possédons. Fini la silhouette du profil du linguiste. Désormais, un arbre monumental déploie sa frondaison généreuse, plongeant ses racines dans les mille et unes histoires de la langue française mais continuant à créer de nouvelles branches. Un rappel que le français est un organisme vivant, en constante évolution, à l’ombre duquel il fait bon se reposer, contre lequel chacun peut prendre appui et dans lequel on peut imaginer des cabanes fantastiques pour accueillir nos histoires.

Les Scorsese de la SVT

Elles sont venues directement du collège. Elles ont abandonné leurs gros sacs-à-dos et leurs baskets dans l’entrée. Puis, elles ont investi la cuisine et se sont fait cuire des crêpes pour le goûter. Je suis descendue travailler au sous-sol pour les laisser entre elles.

En remontant une heure plus tard, je n’entends personne. Pourtant les sacs sont toujours là. Les blousons aussi. Enfin, des éclats de rire me parviennent du jardin. Elles m’expliquent qu’elle préparent un exposé de SVT.

Elles mettent en scène un film pour parler d’un volcan. Elles jouent les différents rôles, alternant ceux de scientifique et de journaliste. Elles enchaînent les prises, font preuve d’une imagination remarquable, construisent leur propos dans une belle dynamique collective.

Enfin, elles branchent le téléphone sur la télé et commencent le montage en direct sur le grand écran. Elles ont déjà en tête le bêtisier et anticipent les réactions de leurs camarades.

Je leur offre le dîner et raccompagne la petite troupe en voiture. Les parents sont prévenus mais il est quand même tard pour les laisser retourner seules chez elles. Elles ont passé cinq heures ensemble. Elles sont toute étonnées quand je le leur fais remarquer. Elles ont trouvé le temps trop court.

Tu m’envoies la vidéo ! lance une de ses amies à Hortense avant de rentrer chez elle.

Elles rajouteront les rushs de la quatrième copine dès qu’elles l’auront filmé. Pour le moment, elle a 39 de fièvre. Le montage ne représente aucune difficulté pour Hortense qui en maîtrise parfaitement les techniques depuis son téléphone.

L’exposé de SVT me fait plus penser au travail de Scorsese qu’à celui de Buffon. J’ai hâte de voir le résultat.

Action !