Les Anglais l’appellent Vi, pour Hortense c’est Tata Vero, sa marraine qui habite à Londres. Une certain esprit décalé que l’on retrouve dans sa carte de vœux ouverte aujourd’hui. Nous adorons ! Promis, en 2015 nous allons passer un week-end chez elle.
Catégorie : Hortense
Sous les lumières de la grande verrière
Grandes voutes de métal et de verre, le toit du Grand Palais est à lui seul tellement magique et parisien ! Patins oranges aux pieds, casques assortis à défaut d’être esthétiques pour protéger les filles lors d’éventuelles chutes, nous nous lançons sur la glace de la patinoire éphémère qui s’est installée sous les lignes fines de la plus belle verrière de Paris.
Quand la nuit tombe, les lumières se mettent à scintiller en milliers de paillettes colorées. Rouge, bleu, rose, violet, les tonalités changent, la boule à facette joue les soleils artificiels au milieu de la voûte étoilée.
Petit à petit Hortense prend confiance et lâche nos mains. Églantine accélère. Dernier tour avec elle, j’ai du mal à la suivre au milieu de la foule qui se densifie. Elle est allée puiser au bout de ses forces pour profiter de cette patinoire exceptionnelle. Elle s’endormira dans la voiture à peine engagés sur les Champs-Élysées.
Vendanges heureuses au Clos du Bourg
Partir le vendredi en fin de journée dans la grosse vague de ceux qui quittent Paris à peine franchie la porte du bureau. Passer la nuit chez Grand-Mère avant de repartir au plus vite dans le vignoble bordelais pour nos premières vendanges au Clos du Bourg (http://www.closdubourg.com). C’était la dixième. Nous n’avions encore pu en faire aucune, regagnant à chaque fin de mois d’août notre pays d’accueil, la rentrée des enfants, la reprise des usines et la vie d’expat.
Cette année la date est réservée, bloquée, sauvée. Nous arrivons tout de même un peu tard. Le petit vignoble grand comme un terrain de rugby se trouve finalement assez loin des valeureuses vignes de Cognac au milieu desquelles vit Grand-Mère. Dans la fraîcheur dorée du matin, les vendangeurs sont au travail. Le patron surveille la qualité des grains récoltés. « Tu vois, ça, c’est pas bon. »
Les anciens, ceux qui savent faire, bref, les sages , expliquent aux nouveaux, aux p’tits jeunes. Bref, à nous .
Hortense voudrait bien faire, « moi aussi ! ». Olivier l’aide à tenir le sécateur. Elle est enchantée. Elle ramasse par terre des morceaux délaissés de raisins fripés, des feuilles, quelques brindilles ou un petit caillou. Trésors qu’elle enfouit immédiatement dans son panier et qui rentreront avec nous à Paris.
La remorque se remplit. Les enfants sont appelés à l’aide pour fouler le raisin. Les voilà en culottes, pieds nus dans les grains noirs dont le jus remonte entre leurs orteils. Ils s’organisent, rient, sautent et ne veulent plus quitter la remorque. Hortense n’est pas la moins fébrile.
La récolte tire à sa fin. L’équipe des vendangeurs se réduit. Les plus courageux terminent les derniers rangs. Sous le préau la paella gigantesque finit de cuire. De l’autre côté de l’impasse, l’apéro s’organise à côté du séchoir à tabac. Boudin noir, ventrèche et autres spécialité locales délient les langues et les muscles. Le vin coule à flot. Da
ns le séchoir, les tablées se garnissent. Les couverts s’activent. Le repas est généreux, comme le patron, comme la région. Merci patron ! Merci la Baronne !
Le soleil cogne. Des brassards anonymes permettent à Hortense de profiter de la piscine. En fin d’après-midi, les vendangeurs sèchent leur fatigue sur les transats pendant que les enfants plus ou moins grands jouent à la bataille navale.
Nous passons la nuit dans une magnifique chambre d’hôtes à quelques kilomètres. Le temps d’un au revoir à la maisonnée qui prend son petit déjeuner, d’embarquer des restes de paella, et nous reprenons la route de Paris.
Nous avons rendez-vous pour récupérer Églantine qui était à son tout premier week-end scout.













