Dérouiller les pinceaux

Cet été, je me suis réconciliée avec ma palette d’aquarelle. Malgré un manque flagrant de technique, petit bonheur de poser la couleur sur le papier épais. Avec une pratique plus régulière, le résultat serait sans doute meilleur. Mais je ne réussis pas à m’astreindre à une activité quotidienne.

J’avais aussi très envie de retrouver l’acrylique. Plaisir de peindre vite, avec cette infinie possibilité de revenir sur le travail en cours, reprendre un détail, recouvrir un regret. Mes quatre tubes posés sur la table de mon petit atelier, blouse, chevalet, palette, j’entreprends de mélanger mes primaires, y ajoutant parois une touche de blanc, pour obtenir les couleurs désirées. Tâtonner un peu avant de retrouver les bons réflexes. Me laisser surprendre par certains mélanges.

Puis, petit à petit, faire courir le pinceau sur le papier épais – je n’ai pas voulu reprendre tout de suite une toile. Poser les couleurs principales. Au premier passage, alors que l’ensemble évoque un barbouillage de maternelle, je m’interroge sur le résultat final. Impression de ne plus savoir peindre.

Couche après couche, ma peinture prend finalement forme. Un bouquet de fleur pour dérouiller mes pinceaux. Un peu de douceur pour relancer les gestes.

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