Jean Pautrot au Job booster Cocoon

Impensable de rater la réunion du vendredi. L’otite d’Hortense s’est calmée. Elle est à l’école. Je peux me rendre sereinement au Job Booster Cocoon où nous attend une magnifique surprise. Un invité passionnant. Jean Pautrot qui nous parle des compétences, à ne pas confondre avec les expériences. De l’art de les mettre en mots, de la manière de les présenter. Cet homme qui n’a jamais connu l’expatriation pour lui-même tient un discours limpide sur ce que nous vivons, qui nous sommes, nos attentes, nos besoins et nos petits travers. Recul et intelligence des propos, nous sommes captivées.

Une séance belle comme ce rayon de soleil qui transperce le ciel gris alors que je jette un œil par la fenêtre du RER.

PS : Jean Pautrot est Président du Cercle Magellan, coach pour expatriés et ancien DRHI d’EDF.

Clémentine, etcétéra

Clémentine est un petit restau sympathique entre Bourse et Grands Boulevards. Je suis en retard pour y retrouver les autres Job Booster Cocoonettes. Le Palais Brongniart me regarde d’un air sévère, drapé dans ses colonnes de lumière. Les terrasses des bistrots sont des îlots de brouhaha chaleureux au milieu des rues brillantes d’humidité. La soirée est sympathique. Rossana, la graphiste italienne, a trouvé du boulot. Nous nous réjouissons de l’entendre parler de ses collègues. Elle nous manquera. Bien sûr nous évoquons les attentats. Indécence de cette vie qui continue après. Quand nous passons sous les fenêtres de l’AFP, elles sont recouvertes d’affichettes en noir et blanc. Comme les étoiles d’un ciel en négatif. Là-haut des journalistes font leur boulot. Merci.

Je fais une partie du trajet du retour avec Rossana. Un vieil SDF nous interpelle avec un peu d’agressivité. Celle de la fatigue. Je ne sens pas de menace. Mais un jeune homme à la barbe naissante le semonce rudement. Malaise. Les portes s’ouvrent et nous reprenons notre souffle une fois sur le quai. Le SDF vient nous voir tout penaud. « Il m’a fait ça ! » nous dit-il en nous montrant un malheureux doigt d’honneur. Je ne peux pas en vouloir au jeune homme d’avoir voulu nous défendre quand tant de personnes ferment les yeux face à des agressions. Seulement je ne me sentais pas en danger. J’aurais aimé un peu plus d’humanité. Je me sens perdue.